Feed Entries

Vauban

Search:

All ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
0123456789
Total: 7 itemsDisplaying: 1 - 7 items
  • Titre L'attaque des places Description

    L'ART DE L'ATTAQUE ET DE LA DÉFENSE DES PLACES

    Le génie de Vauban sera de parvenir à définir une méthode pour surmonter ces difficultés en économisant les hommes et le temps.
    Il a apporté trois innovations majeures décisives aux techniques de l'attaque des places.
    La première de ces techniques, Vauban l'a expérimentée au siège de Maastricht en 1673, il s'agit des "parallèles". Reprenant le système mis en œuvre par les Turcs au siège de Candie en Crête, en 1669, Vauban fait creuser une première tranchée parallèle au front de fortification, hors de portée de canon des ennemis et suffisamment large pour servir de place d'armes; à partir de là, pour assurer la sécurité des hommes, les travaux se déroulent de nuit.
    Plusieurs boyaux tracés dans l'axe des bastions que l'on a choisi d'attaquer en raison de leur moindre résistivité, et en zigzag pour éviter les tirs d'enfilade, avancent et sont alors réunis par une seconde « parallèle ». Des batteries de canons, destinées à neutraliser l'artillerie ennemie, puis à faire brèche dans les murailles de la place, y sont installées.
    De nouveau des tranchées en zigzag s'avancent pour déboucher sur la troisième parallèle au contact du chemin couvert de la place qui est la première ligne de défense de l'assiégé. De là, les troupes de l'assaillant une fois réunies s'élancent à l'assaut. Une fois descendues dans le fossé, elles peuvent s'engouffrer dans la brèche créée par l'action des canons ou de la mine.

    attaque-fortification


    La seconde innovation, Vauban va l'expérimenter au siège de Luxembourg. Il a l'idée de disposer des levées de terre, appelées "cavaliers de tranchées", permettant aux assaillants de dominer les positions de tir des assiégés afin de les refouler à la grenade vers le corps de place et de s'emparer du chemin couvert pour les contraindre à la capitulation.

    La troisième innovation de Vauban sera expérimentée lors du siège de Philippsbourg en 1688 et sans cesse perfectionnée jusqu'au siège d'Ath en1697.Il s'agit du "tir à ricochet". En disposant les pièces de manière à prendre en enfilade la batterie adverse située sur le bastion attaqué, et en employant de petites charges de poudre, un boulet peut avoir plusieurs impacts et en rebondissant balayer d'un seul coup toute une ligne de défense au sommet d'un rempart, canons et servants à la fois. Simultanément pour ses propres fortifications Vauban équipera de traverses perpendiculaires aux remparts ses chemins couverts et ses bastions afin d'interdire les ricochets et le tir de travers en enfilade.

    Mais l'œuvre la plus remarquable de Vauban est certainement la rationalisation de sa méthode d'attaque des places qu'il développe à partir de l'expérience de la cinquantaine de sièges qu'il conduisit durant sa carrière.

    Décomposé en une suite logique de douze phases, un siège nécessite selon lui au plus quarante huit jours de travaux aux termes desquels le gouverneur de la place assiégée n'a plus qu'à se rendre.

    La première de ces phases est celle de l'investissement: la place est tout d'abord coupée de l'extérieur afin que nul ne puisse la ravitailler ou y faire entrer des troupes de renfort.

    L'installation de l'armée de siège passe par la contrevallation de la place, c'est-à-dire la construction d'une enceinte de terre l'encerclant, ainsi que par la circonvallation de la place par la construction d'une autre enceinte destinée à empêcher qu'une armée de secours ne vienne prendre à revers les assaillants.

    Des reconnaissances sont ensuite conduites afin de déterminer et de choisir le front le plus faible susceptible d'être le plus facilement attaqué.
    Les travaux d'approche commencent, suivis des travaux de la première parallèle et de la deuxième parallèle avec l'installation des batteries, puis la troisième parallèle, enfin le couronnement du chemin couvert, c'est-à-dire son occupation avec la préparation de l'assaut, la descente du fossé et enfin l'assaut. Dans la plupart des sièges l'assaut n'est pas donné: le tambour de la place assiégée bat "la chamade" qui annonce la capitulation, le gouverneur évitant ainsi que la ville soit dévastée par les armées assiégeantes.

    La forme classique du siège "à la Vauban" restera en usage jusqu'au milieu du XIXe siècle et en 1832, le général Haxo conduira ainsi à la tête d'une armée franco-britannique le siège d'Anvers tenu par les Hollandais, dont la prise entrainera la création de l'état belge.

    L'ART DE L'ATTAQUE ET DE LA DÉFENSE DES PLACESLe génie de Vauban sera de parvenir à définir une méthode pour surmonter ces difficultés en économisant les hommes et le temps.Il a apporté trois innovations majeures décisives aux techniques de l'attaque des places.La première de ces techniques, Vauban l'a expérimentée au siège de Maastricht en 1673, il s'agit des "parall...

    Read more...
  • Titre L'oeuvre écrite Description

    Les descriptions économiques et géographiques, qu'il a faites des régions qu'il fortifiait, constituent des témoignages précieux et d'un exceptionnel intérêt sur la France de cette époque. Membre de l'Académie des sciences, Vauban nous a laissé de nombreux travaux et mémoires sur des sujets très divers. Sa "Description de l'élection de Vézelay" comporte un travail de recensement statistique très moderne dans ses méthodes. Il l'appliquera à la population du Canada français et fera des projections jusqu'à la fin du XXè siècle avec une marge d'erreur très faible. Ses propositions sur un système de canalisation reliant toutes les rivières navigables de France atteste d'une véritable vision "d'aménageur" du territoire avant la lettre. Les travaux qu'il propose seront réalisés deux siècles plus tard par le ministre Freycinet.

    Vauban travaillera d'ailleurs aux ouvrages d'art du canal du Midi. Curieux de stratégie, ses vues en matière diplomatique sont très intéressantes et prospectives, allant jusqu'à proposer une monnaie européenne unique, trois siècles avant que celle-ci ne se mette en place.
    L'ensemble de cet exceptionnel travail de réflexion sera regroupé dans les "Oisivetés", ensemble de douze volumes publiés après sa mort. A la fin de sa vie le roi lui demandera de rédiger un "traité de l'attaque des places" qui fera encore autorité plus d'un siècle après sa mort. Soucieux de la vie de ses hommes, comme de la gloire du roi, Vauban a apporté successivement trois perfectionnements décisifs aux techniques de l'attaque des places: les parallèles, les cavaliers de tranchées et le tir à ricochet.
    Vauban codifie l'approche rationnelle du siège, décomposé en une suite logique de douze phases; un siège selon lui nécessite au plus 48 jours de travaux au terme desquels le gouverneur n'a d'autre choix que de capituler. S'inscrivant dans la révolution scientifique qui s'était opérée sous l'égide de Descartes et de Pascal, Vauban conçoit l'attaque d'une place comme une œuvre rationnelle. Son traité traduit en 15 langues dont le turc et le russe fut un classique de l'instruction des ingénieurs militaires jusqu'à la fin du XIXè siècle.

    En revanche Vauban ne codifia jamais l'art de la fortification, car il considérait qu'avant tout le terrain commande et que la seule loi valable est l'adaptation des méthodes au terrain, ce qu'il a durant sa vie entière constamment et brillamment démontré comme il est encore possible de le constater dans la centaine de places fortes qu'il nous a laissées.
    Vauban demeure l'un des plus grands ingénieurs militaires que la France ait jamais connus. Laissons à Saint Simon le célèbre mémorialiste qui n'avait pas la réputation d'être indulgent, le dernier mot de cet article:
    "Vauban s'appelait Le Prestre, petit gentilhomme de Bourgogne tout au plus, mais peut-être le plus honnète et le plus vertueux de ce siècle, et avec la grande réputation du plus savant homme dans l'art des sièges et de la fortification, le plus simple, le plus vrai et le plus modeste. C'était un homme de médiocre taille, assez trapu, qui avait fort l'air de guerre, mais en même temps un extérieur rustre et grossier, pour ne pas dire brutal et féroce. Il n'était rien moins: jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant, mais respectueux sans nulle politesse, et le plus avare ménager de la vie des hommes, avec une valeur qui prenait tout sur soi, et donnait tout aux autres..."

    Les descriptions économiques et géographiques, qu'il a faites des régions qu'il fortifiait, constituent des témoignages précieux et d'un exceptionnel intérêt sur la France de cette époq...

    Read more...
  • Titre Le tricentenaire Description

    tricentenaireL'année 2007, année du Tricentenaire Vauban 2007se termine. Ce fut une grande année : 1500 manifestations dans
    une centaine de villes des plus grandes aux plus petites, la mobilisation ayant été particulièrement forte dans les
    villes du réseau des « sites majeurs de Vauban » candidat au patrimoine mondial de l'Unesco.

    Partout en France mais aussi à l'étranger chez nos voisins belges, allemands, luxembourgeois, italiens et
    néerlandais, mais aussi plus loin comme à Novossibirsk, au Mexique ou à Malte se sont multipliées les initiatives.
    Une vingtaine de colloques de niveau national ou international ont rassemblé universitaires et chercheurs venus du
    monde entier. Autant de grandes expositions ont permis à leurs visiteurs de découvrir des documents rares, jamais
    encore sortis des archives, mais aussi des tableaux, des gravures, des armes, des canons d'honneur, venant de
    collections publiques et privées.

    Des manifestations festives, défilés, randonnées équestres, cinéscénies, spectacles pyrotechniques se sont multipliés
    dès le début de l'année et durant toute la saison d'été.

    Cette célébration n'a pas concerné que l'oeuvre architecturale et urbanistique de Vauban ni seulement ses écrits
    économiques stratégiques ou philosophiques. Elle a entraîné la création d'oeuvres musicales et notamment du
    magnifique Requiem d'Enguerrand Friedrich Lühl créé dans la cathédrale St Louis des Invalides et joué ensuite dans
    des lieux aussi prestigieux que la basilique de Vézelay ou l'abbaye de Fontenay.
    Elle a suscité également un film documentaire présenté sur FR3 et 4 pièces de théâtre dont deux ont donné lieu à
    plusieurs dizaines de représentations dans toute la France , tandis que des acteurs lisaient des textes célèbres de
    Vauban comme Charles Berling dans les fossés de St Martin de Ré.

    Timbre, monnaie, porcelaines, faïences, cuvées spéciales à l'effigie de Vauban marqueront cette année du
    tricentenaire qui aura également suscité une abondante production littéraire avec l'édition d'une trentaine de livres
    dont quelques « beaux livres » et catalogues d'exposition et surtout vu pour la première fois, l'édition intégrale des
    « oisivetés de Vauban » jamais encore publiées. Nous tenons à saluer ici le courage et l'esprit d'initiative des
    éditeurs auxquels nous devons toutes ces publications, d'autant plus que ce sont quasi exclusivement de petits
    éditeurs qui ont pris le risque financier de ces publications.

    Pour l'association Vauban qui préparait depuis 7 ans cet événement, le succès considérable rencontré par toutes ces
    manifestations, non seulement de la part des amateurs de patrimoine fortifié, mais aussi de la part des publics locaux
    et des touristes français et étrangers qui ont été nombreux à redécouvrir Vauban et sont allé à sa rencontre dans une
    quinzaine de régions françaises, est une véritable récompense des efforts déployés par elle.
    La presse tant écrite qu'audiovisuelle ne s'y est pas trompée. Elle a largement couvert l'événement et traité tant au
    niveau local que national, à longueur d'articles, pratiquement toutes les facettes de l'oeuvre et de la riche
    personnalité du grand ingénieur. Vauban a bénéficié ainsi durant toute l'année 2007 d'une notoriété qu'on avait
    rarement vu jusqu'ici lors d'une célébration. Les plus grands quotidiens et hebdomadaires nationaux, la presse
    économique, toutes les revues d'histoire, de géographie, d'architecture et d'urbanisme lui ont consacré plusieurs
    articles de fond et ce à plusieurs reprise quand à la presse régionale le recueil des articles représente plusieurs mètres
    linéaires. Les grandes chaines de télévisions et de radio lui ont également consacré plusieurs émissions durant toute
    l'année.

    Il convient en ce début de l'année 2008 de rebondir sur l'intérêt manifesté pour le patrimoine fortifié légué par
    Vauban, tant en France qu'à l'étranger de la part des publics les plus variés. et pour ses oeuvres écrites découvertes
    ou redécouvertes,à cette occasion. D'abord pour entretenir cette curiosité et cet intérêt. Ensuite pour achever
    d'atteindre les objectifs que nous nous étions fixé en préparant ce tricentenaire :

    • 1-l'inscription au patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco des 14 sites majeurs de Vauban.
    • 2-L'achèvement de la réinstallation dans les combles des Invalides de la plus grande partie des 90 plansreliefs
      qui ne sont actuellement présentés ni au Musée de Lille ni au Musée des Plans-Reliefs de Paris, afin
      que cette collection exceptionnelle d'intérêt mondial, puisse enfin présenter au public ses plus grands plans,
      exceptionnels témoignages de l'histoire urbaine de notre pays.


    Le premier de ces objectifs n'est pas entre nos mains, mais, après les visites sur place des experts internationaux, il
    repose entre celles des commissions spécialisées d'Icomos international et de la commission de l'Unesco qui rendra
    sa décision dans la première quinzaine de juillet 2008 à Québec.
    Nous devons néanmoins continuer d'apporter tout notre appui à nos amis des comités de soutien du réseau des sites
    majeurs de Vauban qui durant 3 ans n'a pas ménagé ses efforts pour préparer un dossier d'une qualité exceptionnelle
    saluée par beaucoup des membres étranger d'Icomos qui ont pu en prendre connaissance. L'association Vauban
    examine à cet égard la faisabilité d’un déplacement à Québec qui fête en 2008 son quadricentenaire, dans le cadre de
    son voyage d’étude annuel à l’étranger.

    Le second de ces objectifs a fait l’objet d’un engagement d’achèvement de la part du ministre en charge de la
    Culture en 2006. Il nous revient en tant qu’association soutien du Musée des Plans-Reliefs et qui y a son siège
    depuis sa création, de demeurer attentifs et mobilisés afin qu’en dépit d’une conjoncture budgétaire plus tendue que
    jamais, cet engagement ministériel puisse être tenu, dans le délais de 5 ans qui avait été annoncé en 2006.
    Je sais que je puis compter sur votre total soutien, et tiens à vous remercier de votre mobilisation en 2007 pour le
    Tricentenaire. Je souhaite tout particulièrement à saluer ici le travail remarquable de beaucoup de membres du
    conseil d’administration qui ont été les chevilles ouvrières déterminantes de nombres d’expositions, de colloques et
    de publications qui sans eux n’auraient jamais vu le jour.

    Je souhaite aussi remercier très vivement les représentants des familles descendantes de Vauban qui ont accepté de
    présenter les portraits, objets et documents exceptionnels qui ont fait toute la valeur des expositions organisées tant
    au plan national que local et nous ont ouvert des demeures jusqu’alors méconnues. Je souhaite également remercier
    les ministères en charge de la Culture, et de la Défense et au sein de ce dernier, toutes les autorités militaires qui ne
    nous ont pas ménagé leur actif soutien. Pour terminer je saluerai enfin tout spécialement l’exceptionnelle
    mobilisation des élus qui dans plus d’une centaines de « villes Vauban » ont accomplis des prodiges pour célébrer ce
    tricentenaire et la mobilisation de dizaines de milliers de leurs administrés pour la réussite des manifestations qu’ils
    ont suscitées.

    Je forme des voeux pour que 2008 voit la reconnaissance mondial de l’oeuvre de Vauban et pour qu’à chacune et
    chacun d’entre vous cette année apporte la réussite et le bonheur dans sa vie personnelle et professionnelle.

    Alain MONFERRAND

    iconePDFLire la Synthèse

    L'année 2007, année du Tricentenaire Vauban 2007se termine. Ce fut une grande année : 1500 manifestations dansune centaine de villes des plus grandes aux plus petites, la mobilisation ayant été p...

    Read more...
  • Titre Les 3 systèmes fortifiés Description

    L'APPORT DE VAUBAN

    Dans la deuxième moitié du XVe siècle, l'apparition du boulet métallique due aux progrès de la métallurgie rend l'artillerie beaucoup plus performante. La conséquence en est que les solutions traditionnelles de la fortification qui, depuis les Grecs et les Romains, permettaient de résister à la menace de l'artillerie nevrobalistique (catapultes, mangonneaux et autres trébuchets...) ne suffisent plus.
    Désormais, le boulet métallique tiré à moins de 100 mètres brise n'importe quel rempart de pierre quelle que soit son épaisseur. Les architectes de ce temps essayeront en vain, comme au château de Salses, de construire à grands frais des murailles de 12 mètres et des voûtes de 9 mètres d'épaisseur, en les défilant par rapport à l'assaillant. Rien n'y fera.
    Ce sont des ingénieurs italiens qui vont trouver la réponse avec deux innovations décisives:
    Le mur de terre rempart de 25 mètres d'épaisseur revêtu de pierres ou de briques qui absorbe le choc du boulet métallique. Le problème est que, comme on ne sait pas lever de tels remparts à de grandes hauteurs sans qu'ils s'écroulent, il est nécessaire de les défiler dans le fossé et donc, étant très bas, il devient impossible pour le défenseur de voir ce qui se passe au bas du rempart qu'il défend et donc d'empêcher un mineur de s'en approcher.
    La seule solution est de faire surveiller et défendre ce pied de rempart par ses voisins de droite et de gauche, d'où le tracé en redans qui deviendra vite le "tracé bastionné", où chaque bastion est couvert latéralement par un bastion adjacent dont les feux ne laissent aucun angle mort. En avant du rempart un glacis également couvert par les feux provenant des remparts oblige l'assaillant à progresser à découvert.

    attaque-place

    A partir de cet agencement architectural il convient de retarder le plus longtemps possible le moment ou l'assaillant approchera de la dernière muraille du défenseur, d'où la multiplication en avant de dispositifs visant à retarder sa progression tels que les demi-lunes, les contre-gardes, les tenailles et des ouvrages plus compliqués dit à couronne ou à cornes.

    systemes-vauban


    systeme-1systeme-2systeme-3





    Cette sophistication des défenses successives fait des places fortes des XVIIè et XVIIIe siècle des échiquiers compliqués sur lesquels sont déroulés les ballets réglés qu'étaient les sièges de cette époque.

    En effet l'adoption de ce dispositif rend impossible toute progression à découvert de l'infanterie d'attaque. Celle-ci devra donc progresser dans des tranchées en zigzag pour ne pas être balayée par les tirs d'enfilade d'artillerie et de mousqueterie des assiégés.

    sape

    Chacun de ces cheminements en chicane, protégés des tirs par les terres rejetées alternativement à droite et à gauche, prendra le nom "d'attaques". Mais les diverses attaques étant isolées, sans liaisons entre elles, une sortie de la garnison assiégée pouvait à tout moment en détruire une sans que les soldats des autres tranchées puissent leur porter secours.
    Quant à la brèche, qui devait être pratiquée dans le mur d'escarpe reliant deux bastions afin de permettre aux assiégeants de pénétrer dans la place, elle était réalisée au moyen d'un "fourneau de mine" ouvert à la pince et au pic par un mineur très vulnérable pour pouvoir y placer les explosifs destinés à faire écrouler le rempart. Un siège était donc extrêmement coûteux en vies humaines, pour les deux parties.

     

     

     

    L'APPORT DE VAUBANDans la deuxième moitié du XVe siècle, l'apparition du boulet métallique due aux progrès de la métallurgie rend l'artillerie beaucoup plus performante. La conséquence ...

    Read more...
  • Titre Patrimoine Mondial Description

    VAUBAN AU PATRIMOINE MONDIAL 5 ANS DEJA !!!!!

    L'année 2008 a vu la consécration des efforts persévérants que les membres de l'association Vauban ont consacré depuis 1981 à la défense, à la protection, à la connaissance et à la mise en valeur du patrimoine fortifié français en général et à l'œuvre architecturale et écrite de Vauban.
    Co-initiatrice, de la candidature de l'œuvre de Vauban au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco ,avec le Réseau des sites majeurs de Vauban présidé par M. Jean Louis Fousseret maire de Besançon, l'Association VAUBAN a eu il y a 5 ans le plaisir de voir récompensée cette formidable mobilisation, par la décision prise le 7 juillet 2008 à Québec.
    Sont inscrites au Patrimoine mondial de l'humanité les citadelles de : Arras, Longwy,Neuf-Brisach,Besançon, Briançon, Mont-Dauphin, Villefranche-de-Conflent, Mont-Louis, Blaye/Cussac-Fort-Médoc, Saint-Martin-de-Ré ; Camaret-sur-mer, Saint Vaast-la-Hougue.

    Cette reconnaissance mondiale, non seulement constituait une reconnaissance éclatante de la valeur patrimoniale de ce riche patrimoine, mais ouvrait la voie dans le monde entier, à la protection et à la mise en valeur du patrimoine fortifié d'autres périodes intéressantes telles que celle des deux premiers tiers du XIXème siècle.

    {phocamaps view=map|id=1}

    VAUBAN AU PATRIMOINE MONDIAL 5 ANS DEJA !!!!! L'année 2008 a vu la consécration des efforts persévérants que les membres de l'association Vauban ont consacré depuis 1981 à la défense, à la ...

    Read more...
  • Titre Sa vie Description

    Biographie
    Né en mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets, Vauban est le plus connu de tous les ingénieurs militaires français et peut-être le plus connu de tous en Europe et même dans le monde entier tant ses disciples construisirent selon ses méthodes et parfois à partir de ses propres plans fortifications bastionnées dites « à la Vauban ».
    Il commenta paradoxalement sa longue carrière en affrontant les armées du roi Louis XIV qu'il allait si bien servir plus de cinquante années durant. Engagé dans le camp des « frondeurs » avec les armées du prince de Condé alors en rébellion contre son souverain. Il est bien vite remarqué par le cardinal de Mazarin qui le convainc de se mettre au service du roi. Il a alors vingt ans.

    De 1653 à 1659, Vauban participe à quatorze sièges au cours desquels il est blessé plusieurs fois.
    Il reçoit son brevet d'ingénieur du roi en 1655 à l'age de 22 ans.
    Nourri de cette expérience Vauban va réfléchir aux procédés de l'attaque des places qui lui semblent trop coûteux en hommes et notamment privilégier le rôle du canon par rapport à la mine. De même en théoricien de la fortification, il va en améliorer les règles préconisant l'adaptation du trace bastionné au terrain et l'échelonnement de la défense en profondeur.

    En 1667, les sièges de Tournai, de Douai et de Lille, pris en seulement 9 jours de tranchées sous les yeux du roi confirment sa notoriété. Désormais sa réputation de preneur de villes est établie. Le roi lui confie l'édification de la citadelle de Lille qu'on appellera plus tard la « Reine des citadelles ».
    A partir de 1668, Vauban exercera de fait les fonctions de commissaire général des Fortifications, même si le chevalier de Clerville en restera le titulaire jusqu'à sa mort en 1677.
    Il exercera sa mission sur les frontières terrestres qui dépendent de Louvois, les frontières maritimes et les ports dépendant de Colbert demeureront encore dix ans sous la responsabilité de Clerville, même si Colbert demande de plus en plus pour elles les conseils de Vauban.
    Avec la guerre de Hollande en 1673, Vauban s'efforce d'exhorter le roi et Louvois à faire ce qu'il appelle «son pré carré », c'est-à-dire à réduire le nombre de ses places pour ne conserver que les plus fortes qui ne sont pas isolées en territoire ennemi.

    Il recommandera pour ce faire une double ligne de places fortes, barrant la plaine des Flandres pour protéger efficacement le royaume. La première ligne se compose des places de Dunkerque, Bergues, Furnes, fort de Knokke, Ypres, Menin, Lille, Tournai, fort de la montagne, Condé, Valenciennes, Le Quesnoy, Maubeuge, Philippeville et Dinant.
    La seconde ligne se composait des places de Gravelines, Saint-Omer, Aire, Béthune, Arras, Douai, Bouchain, Cambrai, Landrecies, Avesnes, Mariembourg, Rocroi et Charleville.
    Le siège victorieux de Maastricht en juin 1673 lui donne l'occasion d'illustrer sa nouvelle méthode d'attaque des places telle qu'il l'a développée pour le roi dans un Mémoire sur la « conduite des sièges » avec notamment l'emploi du tir à ricochet et des parallèles. Cette méthode économise la vie des soldats et des ingénieurs et amène la place ennemie à se rendre après seulement 13 jours de tranchée ouverte. Vauban dénonce le travers des soldats de l'époque à s'exposer inutilement par bravade. Le célèbre d'Artagnan trouvera d'ailleurs la mort à ce siège en attaquant à découvert un bastion ennemi.

    Louis XIV conquiert la Franche-Comté, Vauban met le siège devant Besanson qu'il prend en six jours, la citadelle se rendant quelque jours après, Dole est prise quelques jours plus tard, et la Franche-Comté deviendra française au traité de Nimégue en 1678.
    De 1679 à 1688, Vauban parcourt la France en tous sens, et se consacrant aux fortifications côtières et également à celles du Sud de la France, tout en surveillant les travaux des places du Nord et de l'Est récemment conquises par les armées du roi. En 1684, il prend en moins d'un mois la formidable forteresse de Luxembourg. En 1687, il inaugurera à Besançon ce que l'on appelle son "deuxième système" fortifié, où la configuration particulière de la ville l'obligera à dissocier la défense de la ville de l'action lointaine contre l'assaillant avec une seconde ligne de défense pourvue de tours à canons qu'il adoptera également pour l'enceinte de Belfort. Cette seconde ligne de défense dite de secret est destinée à protéger la ville, la première enceinte pourvue de demi-lunes et de bastions détachés étant destinée à l'action lointaine.
    Nommé lieutenant général en 1688, il parcourt l'équivalent de 4000 km par ans soit pour conduire des sièges, soit pour réparer ou construire des fortifications.
    Archétype de "l'honnète homme du XVIIè siècle" il rédigera durant toute sa vie de nombreux traités touchant à des domaines divers des sciences, de l'économie, de l'agriculture et de la stratégie. En 1689 il rédige son mémoire sur le "rappel des huguenots" exhortant Louis XIV à revenir sur la révocation de l'édit de Nantes au nom de la liberté de conscience, et aussi de considérations économiques qui témoignent d'une très grande élévation d'esprit.

    En 1691 et 1692 il s'illustrera encore avec les sièges de Mons et de Namur, perdant dix à vingt fois moins d'hommes pour s'emparer de ces villes et de leurs citadelles que leurs défenseurs.
    Il parcours ensuite les Alpes où il renforce les villes fortifiées et en crée de nouvelles comme à Montdauphin. Appelé en 1694 sur les cétes de Bretagne, il y organise avec succès la défense contre le débarquement anglais et y construit de nombreux forts.
    Appelé après la paix de Ryswick à fortifier l'Alsace, il crée à Neuf-Brisach ce que l'on considère généralement comme son troisième système fortifié améliorant encore le système précédent créé à Besançon et à Belfort et échelonnant la défense sur plusieurs centaines de mètres avec une succession d'ouvrages en profondeur.
    Poursuivant ses réflexions, il rédige un traité prévoyant la création d'un nouvel impét plus équitable qui remplacerait tous ceux existant jusqu'alors: la "dôme royale" Cela lui vaudra de voir s'organiser contre lui une cabale et en 1707 son livre sera condamné et saisi lors de sa publication.
    Elevé à la dignité de maréchal de France le 14 janvier 1703, cette distinction vient couronner une carrière tout entière passée au service de son pays et de son roi.
    Vauban parcourera encore la France effectuant chaque année des milliers de kilomètres qui le mèneront de nouveau sur les côtes de la Manche, dans les Alpes et en Provence, et très régulièrement sur les frontières du Nord et de l'Est de la France. Au total, Vauban aura durant sa vie entière dont 53 ans au service du roi, parcouru environ 180 000 km ce qui, sur les routes de l'époque et avec les moyens de locomotion d'alors, représente une remarquable performance et surtout en fait un exceptionnel témoin de son époque et de la situation dans lequel se trouve le royaume au "siècle de Louis XIV" finissant, d'où ses propositions de réformes notamment fiscale.
    Vauban participera encore à quelques sièges et à la défense de l'Alsace et de cette frontière du Nord à laquelle sa vie durant il a consacré tant d'efforts, puis épuisé par cette bronchite chronique qui l'a incommodé la plus grande partie de sa vie et par la fatigue d'une carrière passée le plus souvent sur de mauvaises routes et dans le fracas des combats il s'éteint le 30 mars 1707 à 10 heures du matin dans sa maison de Paris près du jardin des Tuileries. Les obsèques ont lieu dans sa paroisse toute proche de Saint-Roch. Son corps sera enterré dans l'église paroissiale de Bazoches près de son château â 15 km au Sud de Vézelay. Son cœur sera transporté le 28 mai 1808 dans l'église du Dôme aux Invalides à Paris où il repose sous un monument, parmi les plus grands maréchaux de France.

    BiographieNé en mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets, Vauban est le plus connu de tous les ingénieurs militaires français et peut-être le plus connu de tous en Europe et même dans le monde entier tant...

    Read more...
  • Titre Son oeuvre construite Description

    france-vauban

    Read more...
Joomla Tutorials for Beginners